03/06/2011

Coup de projecteur sur Nadia Foisil

 Nadia Foisil travaille actuellement à une cotutelle de thèse soutenue par l’Université franco-allemande entre l’Université de Strasbourg et la Freie Universität de Berlin. En combinaison avec ce travail en anthropologie théâtrale, elle met en place la pièce de théâtre « Mit Händen und Füßen »

Quel est le parcours qui vous a amené à commencer une cotutelle en anthropologie théâtrale ?
   Mon parcours est plutôt atypique et était au départ assez éloigné de l’anthropologie. J’ai d’abord fait un master en commerce international puis j’ai travaillé pendant six ans à la frontière franco-allemande. En 2007, j’ai commencé un master d’anthropologie tout en entrant au cours Florent où j’ai pris part au cours de Corps en Mouvement. Ces différentes expériences m’ont amenée finalement à faire ma thèse en anthropologie sociale et culturelle sur le théâtre à l’université de Strasbourg, que j’ai commencée en même temps que j’entrais au Laboratoire d’Etude du Mouvement à l’Ecole de Théâtre Lecoq à Paris. Mon directeur de thèse David Le Breton m’a ensuite orientée vers Christoph Wulf, professeur à la Freie Universität de Berlin pour faire une cotutelle. 
Quel en est le sujet ?
   Le titre exact est  « Le corps : instrument du comédien. Gestuelle et mimesis, empreintes et vecteurs socioculturels et historiques ». Et à l’intérieur de ce sujet, je m’intéresse donc notamment aux différences et points communs entre la France et l’Allemagne.

Et quelles sont selon vous les grandes différences entre les deux pays en ce qui concerne le théâtre ?
   Le théâtre français est très marqué par la langue verbale. Une langue poétique et subtile. En Allemagne, la langue est plus physique, extrêmement claire et structurée. Celle-ci est faite de règles. La langue française est, elle, faite d’exceptions. En Allemagne, et à Berlin particulièrement, il y a également plus d’échanges et de collaboration notamment entre amateurs et professionnels, scientifiques et artistes. Il y a aussi plus d’interdisciplinarité qu’en France.

Parallèlement à l’écriture de cette thèse, vous mettez en place une pièce de théâtre « Mit Händen und Füßen » qui a été présentée en novembre à Strasbourg ? Comment se combinent ces deux activités ?
   J’ai besoin d’un aller-retour entre la pratique et la théorie. Cette pièce de théâtre est la mise en scène du processus de mes recherches sur le corps, une forme d’expérimentation des observations et explorations de ces dernières années. Cette pièce est une première mise en lumière du fonctionnement du corps et de la construction du corps scénique et la recherche va se poursuivre en parallèle avec l’évolution de ma thèse. J’envisage notamment  par la suite de travailler sur le bassin, le plexus, la colonne vertébrale, la tête, la  voix,  en développant les interrogations suivantes : Comment s’articule le corps ? – Quelles sont les connexions entre les différentes parties dans le mouvement ? – Qu’est-ce qui transforme le geste en jeu et rend possible la communication avec le spectateur ?

Avez-vous l’intention de présenter cette pièce dans d’autres théâtres ?
   Je dois tout d’abord faire des choix sur la manière dont je souhaite poursuivre : penser le projet scientifiquement et artistiquement, le construire, le mettre en scène et jouer dedans n’a pas été simple. J’envisage de développer le groupe afin de poursuivre cette exploration. Et pour cela, il faut que je me dote de soutiens humains et financiers. J’ai pris des contacts avec des petites salles de spectacle en Provence, d’où je suis originaire, à Strasbourg et à Berlin. J’aimerais bien pouvoir jouer à Berlin. Je pense que cela devrait être possible car il y a beaucoup de petites salles où l’on peut jouer et avoir un retour du public. Etant donné que ma recherche de thèse est en évolution permanente, le spectacle sur le pied et la main présenté en novembre va évoluer également puisqu’il il sera le début d’un autre tout et non plus un tout à lui seul. Pour une présentation de ce spectacle en Allemagne, la langue verbale ne serait pas un obstacle. Bien au contraire, une nouvelle recherche sur les rythmes et les sonorités de la langue allemande en relation avec le mouvement, comme je l’ai fait avec le texte en français, sera une belle expérience. 


article rédigé par Sébastien Vannier

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Vous etes ma prof d'allemand.
:)

Anonyme.

Anonyme a dit…

J'ai hate de participer à votre école ouverte.
Indice: 6émeB collège Solignac.
;D
Anonyme. à Lundi 15 Avri.

Anonyme a dit…

Bye madame. j'espère que vous aller lire mon mmentaire et essayer de trouver qui je suis...
Vous etes ma prof préféré!!!!!!!!!!!!
Je ne veux en aucun cas vous déranger ni etre insolent? avec vous.

Anonyme a dit…

Hallo je uis une élève de la 6B du collge Solignac jaime faire de l'alleand et jesper pour vous que vous irez encore plus loin avec vos pièces de théatre

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