17/06/2011

Viel Mut II – et autres histoires franco-allemandes

Chapitre 1 : Les mots allemands qui font bien flipper

    Alors, il faut tout de suite revenir à la réalité. Des fois, le franco-allemand, ça fait vraiment peur. En tant que jeune novice français, il y a de ces mots allemands qu’on ne comprend pas encore mais on sait déjà que ça va faire mal. Et quand on les connaît, ça fait toujours mal. En voici un florilège tout à fait subjectif :

Gebühreneinzugszentrale : on commence par le pire. Celui qui fait cauchemarder des générations d’étudiants. Et les Français entre autres à qui on raconte des histoires sordides sur ces espions et leurs grands manteaux gris qui usent de mille subterfuges pour te soutirer ton argent. Et bien sûr, c’est toujours les Français qu’on envoie au front dans les WG : « S’ils sonnent, c’est toi qui y vas, et tu fais semblant de pas savoir parler allemand ». Bah voyons, comme si il fallait que je me force…

Einwohnermeldeamt : Il faut y aller, c’est obligé, c’est comme ça. Sinon, tu vas avoir des problèmes. Au début, ça ressemble à une punition. Puis, après, comme ça arrive toujours au début du séjour en Allemagne, il faut déchiffrer le questionnaire. Et s’arrêter devant cette question qui choquera plus d’un Français : « Religion ? ». Mais, de quoi je me mêle ? Bon, d’un autre côté, comme ça fait deux jours que je suis arrivé en Bavière, je vais pas me lancer sur un débat idéologique sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat.
Straßenverkehrsordnung : on est d’accord, ce mot concerne surtout la fraction des automobilistes. « Hier gilt die StVO ». Oh, j’ai pas passé mon code en Allemagne ! Qu’est-ce qu’ils ne font pas pareil que nous ? Est-ce que je vais être arrêté pour conduite de véhicule français trop petit ? 

Et sa variante pour les hors-les-loi (pas moi, évidemment !) : Ein Punkt in Flensburg. Vous allez avoir un point à Flensburg ! Ah ? Et ça fait mal, ça? J’y vais comment à Flensburg, en voiture ? Faut-il mieux avoir einen Punkt in Flensburg ou einen Koffer in Berlin?

Dauerwerbesendung : à mon époque, pas si éloignée que cela,  il n’y avait que six chaînes de télé en France. Du coup, quel paradis d’arriver en Allemagne et de voir une trentaine de chaînes. Sauf qu’à bien y regarder, certaines avaient constamment le petit logo « Dauerwerbesendung » en haut à droite. Une chaîne de pub. Sans émission. Que de la pub. Et après ? De la pub.

Et en bonus : Eierschalensollbruchstellenverursacher : je sais, moi aussi, j’ai eu besoin de plusieurs fois pour pouvoir lire ce mot. Tellement long et tellement incompréhensible qu’il fait vraiment peur. Mais dans la réalité, il décrit un objet tout simple et à mon humble avis typiquement allemand : un décapiteur d’œufs à la coque. Je sens que je vais rien pouvoir avaler au petit déjeuner avec un truc comme ça sur la table.

Article rédigé par Sébastien Vannier 
 

3 commentaires:

veronique a dit…

vielen dank sebastien 4 fous rires
n'empeche je l'ai toujours mon décapiteur d'oeufs a la coque....
deutsche qualitaet....

veronique a dit…

histoire véridique : mes parents en 1971 on du ramener leur DAUPHINE en FRANCE sinon elle n'aurait jamais passé le T.U.V le controle technique...et nous nous sommes fait arreter par la DEUTSCHE POLIZEI;;; POUR ROULER TROP LENTEMENT SUR AUTOROUTE mon pére et moi parlions l'allemend ma mére pas du tout
petite fille de 10 ans je lui traduisais que d'ICI A LA FRONTIERE FRANCAISE IL LEUR ETAIT DEMANDER DE ROULER SUR LA BANDE D'ARRET D'URGENCE;;;;

Marie Galimard-Geiss a dit…

Vous devriez rajouter : JUGENDAMT, FAMILIENGERICHT ou encore AUFENTHALTSBESTIMMUNGSRECHT... Ces mots que des centaines de parents et grands-parents français ont fini par connaître malgré eux, après s'être battus vainement pendant des années pour revoir leurs enfants franco-allemands retenus en Allemagne, comme tout enfant du divorce, quelle que soit sa nationalité. Si le sujet vous intrigue, vous étonne, vous choque, ou simplement vous intéresse, faites un tour sur www.erwinetastrid.fr, vous comprendrez...

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