25/01/2012

La scène berlinoise dans ta poche




 Le magazine culturel Berlin Poche vient de fêter ses trois ans. L’occasion de raconter cette aventure journalistique au cœur de la scène culturelle berlinoise.


 
Français, Espagnols, Italiens, tous les jeunes européens sont attirés par la capitale allemande et son intense rythme culturel. Le magazine francophone Berlin Poche incarne à merveille la devise officieuse de Berlin « Arm aber sexy », inventée par Klaus Wowereit. L’emblématique maire berlinois était d’ailleurs la toute première personnalité à se soumettre aux questions du magazine. C’était en octobre 2008 pour le premier numéro de Berlin Poche. Une aventure lancée par quatre Français, dont la rédactrice en chef Léa Chalmont-Faedo. « Nous voulions créer un magazine culturel, cool et pas cher et dans un petit format ». C’est comme ça que naît Berlin Poche, d’abord lancé gratuitement. Des interviews de célèbres Berlinois comme l’écrivain Wladimir Kaminer ou l’ancien entraîneur du Hertha Berlin Lucien Favre, des critiques de films, de spectacles et évidemment  un agenda culturel. Le tout en français. « Mais nous ne voulions pas faire de franco-français. Ou nous concentrer sur la culture française à Berlin ». Le magazine veut donc représenter la scène culturelle de la capitale allemande dans toute sa diversité.     

Echange de bons procédés


Une quinzaine de journalistes compose l’équipe de Berlin Poche, pour une aventure de passionnés. « Nous sommes très attachés à ce projet, explique Léa, c’est pour ça qu’on le tient à bout de bras. C’est un peu les montagnes russes mais nous sommes optimistes pour l’avenir du magazine ». Après une année, le magazine est devenu payant, mais reste cependant à un prix modique : 1 euro. « Ça a été une étape importante pour nous. Cela donne une image plus professionnelle ». Aujourd’hui, le magazine est édité à 5000 exemplaires. Parmi le public-cible, les touristes français en visite à Berlin « mais nous ne sommes pas un guide touristique. Nous avons aussi beaucoup d’étudiants et d’Allemands francophones ». Comme c’est souvent le cas dans le monde de la culture, les apports financiers laissent la place aux échanges de bons procédés. Le magazine a donc mis en place un système qui a fait ses preuves pour fidéliser ses lecteurs : les places de spectacles. « Nous offrons plus d’une centaine de places chaque mois ».

Trois ans et l’avenir devant soi

En trois ans, Berlin Poche s’est donc fait sa place dans le bouillonnant milieu berlinois. « Trois ans, qui l’eut crû ?, rigole Léa. Nous avons obtenu l’inestimable, à savoir la reconnaissance de tous nos partenaires et nous avons encore des projets ». Après une fête anniversaire sous le thème « Moustache et Paillette », la petite équipe de rédaction a en effet plusieurs idées : « Nous aimerions faire un peu plus d’évènementiel, organiser des festivals par exemple. Il faudrait que nous travaillions aussi notre présence Internet. Et puis, évidemment, il faut consolider la structure ». Et puis, pourquoi pas, élargir la formule : à quand un Cologne Poche ou un Munich Poche ?



   

Article rédigé par Sébastien Vannier
Photo: Léa Chalmont-Faedo (rédactrice en chef  de Berlin Poche)
(c) Chiara Dazi
Benoît Faedo (Communication et Publicité) et Léa Chalmont-Faedo  
(c) Berlin Poche

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