15/01/2013

L´obsession du cochon



« Avoir du bol », c´est « Avoir du cochon » en Allemagne ( Schwein haben ) ; pour dire qu´un endroit est désert, nos amis d'outre-Rhin  ne disent pas « Il n´y pas un chat. » mais « Il n´y a pas un cochon. » ( Es ist kein Schwein da. ) ; ils ne disent pas non plus « C’est vachement cher ! » mais « C’est cochonnement  cher ! » ( Das ist schweineteuer! ) ; pour signifier leur étonnement, ils ne s´exclament pas « Je n´en crois pas mes yeux ! » ou  « Je n´en crois pas mes oreilles ! » mais « Je crois que mon cochon siffle ! » (Ich glaube, mein Schwein pfeift! ). Oui, à moi aussi, cette petite dernière m'a paru un peu étrange...

En tout cas, croyez-moi, la liste des expressions allemandes comportant le mot « cochon » est encore longue. Je préfère donc m’arrêter là  et essayer de prendre un peu de recul sur le sujet avec cette nouvelle interrogation : notre façon de nous exprimer dépend-elle de la viande que nous mangeons? Le cas allemand semble confirmer cette hypothèse.  Qu´en est-il du cas français? Si l´Allemand aime le porc plus que tout autre chose, le Français est lui bien plus friand de bœuf. Notre langue reflète-t-elle aussi bien cette préférence pour la viande bovine ? Je vous laisse creuser la question  et partir à la recherche d´expressions françaises contenant le mot « bœuf ». Je compte sur vous pour me faire part de vos conclusions.

J´avoue ne pas être convaincue que je ferai un effet bœuf avec ce petit texte mais il m´aura au moins permis d’oublier pendant  un petit  moment ce foutu temps de cochon…

Elise 

1 commentaire:

Anonyme a dit…

L'introduction me fait penser à l'émission "Karambolage" de arte, très marrant! :)
Il y a par exemple tout simplement "le boeuf" qu'on fait avec des autres musiciens (je dirais "Jamsession" en 'allemand' ;D).

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